Quelles solutions pour sortir du stress et du burn-out parental ? (Partie 4)

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Dans notre société actuelle, il n’existe malheureusement pas de solution miracle au stress et au burn-out parental.

Le stress et la fatigue sont inhérents au job du parent du 21ème siècle, qui doit élever ses enfants en couple ou, plus dur encore, en parent solo !

Même si nous pouvons nous montrer forts, très résistants au stress et extrêmement positifs, nous courons tous après un objectif irréaliste, donc impossible à atteindre, celui du parent parfait qui élève des enfants parfaits et qui sait tout gérer parfaitement !

De ce fait, nous ne pourrons pas échapper à la frustration de ne pas y arriver. D’où stress et culpabilité !

La surcharge de travail répétitif et sans fin, les innombrables imprévus, le manque de contrôle, le manque de formation adaptée, l’isolement, le manque de reconnaissance et les lourdes responsabilités… toutes ces causes de stress nous usent progressivement et nous vident inévitablement de notre énergie.

Sans avoir une stratégie efficace et durable pour se recharger en énergie, c’est la garantie d’un burn-out assuré à plus ou moins long terme !

4 solutions pour recharger votre réservoir d’énergie de manière efficace

Nous sommes capables de réduire le stress maternel en reprenant le contrôle de nos propres vies, à commencer par prendre soin de nous. (..)

Tenter de relever les nombreux défis inhérents aux responsabilités maternelles sans prendre soin de soi est la porte ouverte au stress (Violaine Guéritault)

1. Dormir, dormir, dormir

Le sommeil joue un rôle extrêmement important pour récupérer de la fatigue physique accumulée durant la journée. Le manque de sommeil et les réveils forcés et répétitifs (qui sont notre lot quotidien quand les enfants sont petits) génèrent donc un stress sévère auprès des mères.

Ce qui a des conséquences négatives directes sur leur niveau d’énergie et de patience pour la journée suivante !

Donc, si vous êtes en déficit de sommeil, votre priorité n°1 devrait être de vous reposer dès que possible, en journée pendant la sieste de votre enfant ou le soir en allant vite vous coucher dès qu’il s’est endormi (peu importe l’état de la maison ou la quantité de vaisselle sale qui traîne encore) !

2. Faire du sport

Vous pensez peut-être ne pas avoir assez de temps dans une journée pour faire tout ce qu’il y a à faire et que vous n’avez sûrement pas d’énergie pour aller faire du sport en plus ?

Je vous invite pourtant à envisager l’exercice physique autrement… comme un investissement qui va vous rapporter beaucoup d’énergie à long et même à court terme !

En effet, l’activité physique augmente nos réserves d’énergie physique et donne du tonus à notre organisme pour lui permettre d’utiliser cette énergie de manière plus efficace.

Ces bienfaits agissent aussi bien sur notre santé physique que mentale ! Plus de cent études ont confirmé le fait que l’exercice physique est capable de réduire les problèmes causés par les états de stress, de dépression et d’anxiété.

Le plus dur sera de prendre la décision de changer ses priorités et de sortir de nos schémas de pensée habituels (du genre : « Une maman, ça doit donner d’abord ! » « C’est égoïste de penser à soi ») pour s’autoriser à passer avant les autres besoins de la famille.

3. Se créer régulièrement des espaces de liberté

Prendre du temps pour soi – autrement dit, être en congé de vos enfants –  est loin d’être un luxe, c’est une vraie nécessité !

Prendre le temps de vous détendre, de profiter du calme qui accompagne l’absence de cris, de disputes et de responsabilités maternelles est absolument essentiel à votre équilibre personnel et contribuera grandement à réduire le stress inhérent à votre vie.

Durant ces moments, vous enlevez toutes vos autres casquettes : vous n’êtes plus une maman, ni une épouse, ni une employée ou une professionnelle… Vous vous retrouvez enfin !

En fonction de vos possibilités pour vous libérer de vos enfants, vous pouvez prendre une semaine de relâche complète (c’est vraiment l’idéal pour recharger totalement ses batteries !), un week-end de temps en temps, une soirée pour vous par semaine ou même juste quelques minutes par jour (dès que possible) pour souffler et ne rien faire !

Quand je sens que j’arrive bientôt à saturation (quand la coupe est presque pleine 😉 ), j’ai pris l’habitude de m’offrir une « Journée Off », une journée où je prends congé de toutes mes obligations professionnelles et familiales.

Je ne me fixe aucun objectif, si ce n’est de m’écouter et de me faire plaisir. Je peux retourner au lit après que les enfants soient à l’école et lire un livre qui m’attend depuis longtemps pendant plusieurs heures d’affilée (ça, c’est un vrai bonheur pour moi qui adore lire mais qui m’endort trop vite sur mon livre le soir, dès les premières pages, depuis que je suis maman !). Ou je peux aller chez le coiffeur. Ou encore aller faire une randonnée toute seule dans la nature. Ou voir des copines. Tout ce que j’adore faire mais qui ne trouve jamais sa place dans mon quotidien de maman débordée 🙂

Et depuis plus d’un an, mon mari et moi avons instauré des temps personnels (= des rendez-vous avec soi) bien planifiés dans l’agenda toutes les semaines. Je prends 2 soirées par semaine pour aller jouer au ping-pong et chanter dans une chorale. Frédéric va courir en moyenne tous les 2 jours pendant une heure et fait de plus longues sorties le weekend. Ces sorties hors de notre routine quotidienne, rien que pour soi, nous font l’effet de vrais ballons d’oxygène, qui ont le pouvoir de nous redonner le sourire et la pêche, peu importe nos difficultés de la journée !

C’est véritablement la meilleure solution que nous ayons trouvée pour tenir le coup avec les enfants tous les jours, alors que nous sommes tous les deux au bord de l’épuisement depuis plusieurs années…

4. Dire STOP à la solitude !

Quand je suis allée à l’atelier de Caroline Terral, je pensais que je me sentais « plutôt bien », pas stressée, juste la vie normale…

Nous avons alors fait par groupes de deux un exercice d’écoute silencieuse du stress de l’autre ( pour « vider son sac »).

Je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir raconter puisque tout allait bien ?!

Mais je me suis vraiment surprise car, au fur et à mesure que je parlais, j’avais de plus en plus de choses à dire !

Je découvrais des pierres qui pesaient lourd dans mon sac : « J’en ai marre de cuisiner tous les jours, je n’ai plus de plaisir à manger en famille, je suis fatiguée de ramasser leurs affaires, je ne me sens plus chez moi, je ne supporte plus leurs disputes… »

Je n’en avais pas conscience parce que je minimisais tout ça (« Je DOIS faire avec ! ») et je n’en parlais à personne.

« C’est la vie, c’est les enfants, c’est comme ça… »

Ca m’a fait un bien fou d’être écoutée sans jugement et d’être simplement reconnue dans mes émotions.

C’est génial de pouvoir « vider son sac » régulièrement pour ne pas vivre avec le poids de ce stress mêlé en plus à la culpabilité d’avoir toutes ces mauvaises pensées.

Caroline Terral propose une solution originale pour reproduire cette expérience dans la vie de tous les jours :

Chaque parent peut se trouver un partenaire (un parent ami) qu’il peut appeler en cas de besoin pour vider son sac (et vice-versa). Cela permettrait de ne pas accumuler trop de tensions, avec le risque d’exploser démesurément sur nos enfants ou notre conjoint !

Je trouve l’idée excellente pour ne plus avoir « peur de déranger » nos amies alors que nous avons toutes le même besoin de pouvoir se confier et d’exprimer nos émotions… Et c’est valable bien sûr pour les papas aussi !!!

Violaine Guéritault recommande de la même manière d’aller à la rencontre d’autres mères et d’échanger sur nos difficultés communes, nos doutes et nos émotions.

« Vous vous sentirez alors normale et moins seule de voir qu’elles aussi partagent des expériences similaires, comprenant que votre problème n’est pas le résultat de votre incapacité, mais vient de ce qu’être maman n’est pas un travail facile pour personne. »

En résumé

Se sacrifier « pour le bien de ses enfants », vouloir être forte (et se mentir sur ce que l’on ressent réellement), se sentir coupable ou égoïste dès que l’on fait quelque chose rien que pour soi…

Toutes ces croyances sont des conditionnements issus de notre éducation et de notre culture qui nous mènent tout droit vers l’IMPASSE : le burn-out assuré !

Avec cet état d’esprit, il est certain qu’à long terme, tout le monde (enfants et parents) sera perdant !

Alors, quelle est la solution  ?

Changer de perspective et revoir ses priorités en reconnaissant l’importance de remplir son propre réservoir d’énergie quotidiennement avant de pouvoir prendre soin des autres.

Puis mettre en place sa propre stratégie pour se régénérer grâce entre autres à un bon sommeil, du sport, des moments de liberté réguliers sans culpabilité et en se trouvant un chouette partenaire pour vider son sac en cas de besoin 🙂

Pour aller plus loin

Si le sujet du Burn-out Parental vous interpelle et que vous désirez en savoir plus, je vous recommande vivement de lire l’excellent livre « La fatigue émotionnelle et physique des mères » de Violaine Guéritault, dont je me suis largement inspirée pour rédiger ce dossier spécial Burn-out Parental.

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