Le Gluten : Une vérité qui dérange

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Autant être sincère, je suis depuis toujours un GRAND FAN du pain, des pâtes, des viennoiseries et des pizzas !

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Et pourtant, aujourd’hui mon alimentation ne comporte plus de gluten…

Que s’est-il donc passé ?

J’ai simplement lu le livre Gluten, Comment le blé moderne nous intoxique de Julien Venesson (Editions Thierry Souccar). Julien Venesson est journaliste scientifique et consultant en nutrition.

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Depuis la découverte des travaux de Natasha Campbell sur l’intestin poreux (lire l’article ici), le sujet du GLUTEN a attiré plus particulièrement mon attention.

J’en avais déjà entendu parler il y a quelques années et je situais alors naïvement l’exclusion du gluten entre l’effet de mode et le « petit plus » (pas forcément crucial) pour être en meilleure santé.

 

Je situais alors naïvement l’exclusion du gluten entre l’effet de mode et le « petit plus » (pas forcément crucial) pour être en meilleure santé.

 

Mais depuis que j’ai lu ce livre, je dois dire que j’ai complètement changé d’avis !

 

En 179 pages et en s’appuyant sur 435 (!!!) études scientifiques, Julien Venesson démontre qu’en éliminant le gluten de notre alimentation, nous pourrions être en bien meilleure santé.

 

Ce livre prend comme point de départ le fait qu’à l’échelle de l’évolution humaine, notre changement d’alimentation (à savoir l’introduction des céréales contenant beaucoup de gluten) est apparu extrêmement tard ! A l’échelle d’une année civile, c’est comme si nous avions drastiquement changé d’alimentation le 30 décembre.

L’auteur met en avant l’hypothèse soutenue par beaucoup de chercheurs que « l’homme n’a pas eu le temps de s’adapter à l’alimentation moderne et c’est ce nouveau mode d’alimentation qui serait à l’origine de nos maladies modernes. »

D’ailleurs, pour soutenir ce propos, Julien Venesson explique que de nombreuses études anthropologiques sur des tribus de chasseurs-cueilleurs (qui ont donc avec une alimentation proche de celle de nos ancêtres préhistoriques) montrent que celles-ci ne connaissent pas nos maladies dites de ‘civilisation’, à savoir : l’obésité, l’ostéoporose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’accident vasculaire cérébral et les maladies cardio-vasculaires (lorsque les individus sont comparés âge pour âge). Le cancer y est également plus rare.

Selon le Pr Staffan Lindeberg, un expert sur la nutrition à l’époque préhistorique, l’homme ne consommait pas de céréales, aucune légumineuse, pas de produits laitiers, pas de sucre et d’huiles raffinées !!

A cela se rajoute le fait que depuis les années 1950, nous consommons des espèces de blé parfois surnommées « Frankenblé », issue de (re)croisements multiples (manipulations génétiques avant l’heure). Cette variété a été créée pour augmenter les rendements.

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Depuis les années 1950, nous consommons des espèce de blé parfois surnommées « Frankenblé », issue de (re)croisements multiples.

Malheureusement, les scientifiques de l’époque ont pré-supposé que leurs manipulations n’étaient pas plus dangereuses pour l’homme que les techniques d’hybridations utilisées depuis des siècles par les agronomes.

Il n’y a donc eu aucun test d’innocuité de ces nouvelles espèces de blé avant de les cultiver à l’échelle mondiale.

Julien Venesson explique dans son livre que CETTE PRÉ-SUPPOSITION a aujourd’hui été démontrée comme FAUSSE.

Des chercheurs ont démontré que 5% de protéines d’un blé hybride sont introuvables chez aucun des parents (parent : espèce de blé utilisée à l’origine dans les croisements). A un point où même aujourd’hui les chercheurs n’ont pas encore compris les fonctions exactes de ces nouveaux gènes apparus !!

 

capture-decran-2016-12-09-11-01-17« Le blé que nous mangeons aujourd’hui est bel et bien un OGM, il n’a plus rien de naturel » (Julien Venesson).

 

Son livre traite justement des impacts plus que probables de cette « manipulation génétique » sur la santé humaine.

Le blé et la digestion

Une des protéines de blé, la GLIADINE, est tellement particulière qu’elle résiste à tous les mécanisme de digestion (estomac, pancréas) avant d’arriver quasi intacte dans l’intestin grêle.
Chez certaines personnes, cette protéine va traverser la paroi de l’intestin grêle telle quelle, ce qui est anormal. Dans certains cas, les conséquences seront mineures, dans d’autres dramatiques.

A la base, l’intestin est une « barrière de haute précision » mais il arrive que des macro-molécules comme la gliadine du blé franchissent cette barrière.

Ce qui se passe alors est assez classique du point de vue de l’immunologie.

Lorsqu’une macro-molécule est considérée comme un corps étranger (terme exact : antigène), le système immunitaire va la « marquer » pour déclencher sa destruction. Et lorsque cette molécule marquée est confondue avec une autre protéine naturelle présente dans notre corps, il se peut que le système immunitaire se trompe et se mette à « attaquer » nos propres tissus.

C’est ce qu’on appelle LES MALADIES AUTO-IMMUNES telles que la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 1, etc…

Le blé moderne et la perméabilité intestinale

Comme nous en avons parlé dans un précédent article, l’intestin joue un rôle ÉNORME dans notre système immunitaire !

Son rôle est de laisser passer ce qui est bénéfique pour le corps et de bloquer le passage à tout ce qui toxique.

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Julien Venesson explique qu’à l’heure actuelle, on ne connait pas encore tous les facteurs capables de perturber le bon fonctionnement de cette barrière.

Mais certaines études, bien que peu nombreuses, mettent déjà en avant le blé moderne comme un perturbateur probable de la porosité de notre intestin. Le blé moderne augmenterait la perméabilité de notre intestin. Ce qui serait malheureusement la porte ouverte à l’arrivée de substances toxiques dans notre corps (perturbateurs endocriniens, métaux lourds, phtalates, bisphénol A, etc.)

La partie visible de l’iceberg, la maladie coeliaque

La maladie coeliaque est une maladie immunitaire où le système immunitaire s’attaque à son propre intestin. Elle est causée par l’ingestion de certaines protéines de la famille des prolamines. Cette maladie est encore mal connue.

Selon Julien Venesson, on ignore la raison pour laquelle les molécules de gluten traversent la paroi intestinale (peut-être à cause du gluten lui-même). En tout cas, la présence de fragments de molécules de gluten dans le corps va créer une réaction inflammatoire qui va progressivement détruire certains tissus de l’intestin.

Il est important de noter que, selon l’auteur, « seulement 35% des individus souffrant de la maladie coeliaque ont des diarrhées chroniques ». Il y a une foule d’autres symptômes qui sont à investiguer.

La liste fournie par Julien Venesson (construite sur base d’informations venant de l’organisation mondiale de la gastro-entérologie et du Professeur Alessio Fasano, un des plus grands spécialistes de l’intolérance au gluten) est énorme : diarrhées chroniques, ballonnements, indigestions, anémie chronique, fatigue chronique, dépression / anxiété / attaques de panique, douleurs articulaires, fragilité osseuse, irritabilité…

L’auteur se défend de prétendre que supprimer le gluten pourrait guérir toutes les maladies de ce siècle mais il constate que cet aliment « si commun et si ancré » dans notre tradition pourrait s’avérer être un véritable ennemi de l’intérieur tant la liste de maladies associées scientifiquement au gluten est longue.

 

Cet aliment « si commun et si ancré » dans notre tradition pourrait s’avérer être un véritable ennemi de l’intérieur tant la liste de maladies associées scientifiquement au gluten est longue (Julien Venesson)

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La sensibilité au gluten, un type d’intolérance méconnu et sous-estimé

La sensibilité au gluten, elle, est encore plus pernicieuse car dans ce cas, on ne trouve dans le corps humain ni de lésions intestinales ni d’anti-corps.

gluten_5Selon J. Venesson, des chercheurs ont prouvé que, chez des individus présentant des symptômes de maladie coeliaque mais négatifs à celles-ci (symptômes de type ballonnement, douleurs intestinales…), un régime sans gluten permettait une réduction des troubles digestifs, des douleurs et de la fatigue !

Pour Julien Venesson et d’après plusieurs études scientifiques, cette sensibilité au gluten (et les symptômes qui vont avec) toucherait jusqu’à 10% de la population (donc 6,6 millions de personnes en France).

Donc, faut-il arrêter le gluten si on est bien portant ?

Sur ce sujet, Julien Venesson reconnait que peu d’études ont été réalisées sur des sujets bien portant.

Il en cite néanmoins une qui a suivi l’impact d’une alimentation sans gluten sur dix adultes âgés d’une trentaine d’année et en bonne santé. Les résultats ont démontré ce que l’auteur appelle un SYSTÈME IMMUNITAIRE « PLUS CALME ET PLUS SEREIN ».

Preuve en est que la présence du gluten est loin d’être anodine pour le système immunitaire.

De plus, le gluten est aujourd’hui suspect d’implications dans un panel extrêmement large de maladies, de manière directe ou indirecte (notamment par son rôle supposé dans l’affaiblissement de la paroi intestinale).

Voici une liste non exhaustive de ces maladies : arthrose, spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoide, vieillissement accéléré (théorie de la glycation), schizophrénie, épilepsie, migraine, dépression, autisme

Le gluten, rien de moins qu’une drogue légale !

Dans les années 1970, des scientifiques ont démontré que la digestion du gluten créait des fragments de protéines qui ont une activité sur les récepteurs aux opiacées (récepteurs aux substances dérivées de l’opium), dans le cerveau.

Ces récepteurs participent dans le contrôle du stress, de la douleur et des émotions. Ces exorphines (par opposition aux endorphines sécrétées naturellement par le corps humain) ont pour nom glutéomorphines quand elle sont issues de la digestion du gluten.

Le gluten agit donc bien au niveau du cerveau ! Selon l’auteur, il est certain que ces exorphines agissent au niveau du cerveau au niveau de la sensation de plaisir et de récompense à la manière d’une drogue.

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Julien Venesson en conclut donc que le blé se comporte comme un cheval de Troie qui, d’une part augmente la perméabilité de la paroi intestinale et d’autre part atteint le cerveau et modifie nos comportements alimentaires. Créant par là-même un cercle vicieux D’ACCOUTUMANCE !

 

Le blé se comporte comme un cheval de Troie qui, d’une part augmente la perméabilité de la paroi intestinale et d’autre part atteint le cerveau et modifie nos comportements alimentaires.

 

Je peux personnellement en témoigner car j’ai toujours été un vrai drogué au pain !

Autrement dit, un « toxicomane du blé ». Tout s’explique enfin…

Conclusion – que faire par rapport au gluten pour nos enfants ?

 

De plus en plus de personnes ont un problème avec le gluten. Notre bon pain a maintenant plutôt un aspect de cheval de Troie pourvoyeur de protéines toxiques (Julien Venesson)

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Pour moi, face au blé moderne et au gluten, il n’y a pas 36 solutions.

Qu’on l’admette ou non, il y a suffisamment d’éléments pour conclure que le gluten est un poison à court, moyen et long terme.

Idéalement, il faudrait donc adopter un mode alimentaire qui réduise voire supprime complètement le gluten.

Même si on n’est pas déclaré intolérant ou sensible, on ne peut pas prendre le risque d’endommager la perméabilité de notre paroi intestinale, c’est-à-dire la capacité de cette paroi à filtrer correctement les autres éléments toxiques provenant de notre environnement (perturbateurs endocriniens, métaux lourds, etc.), substances qui risquent de nourrir de façon plus ou moins silencieuse d’autres maladies (auto-immune ou non).

Le bon fonctionnement de notre intestin est un des éléments les plus importants de notre bonne santé !

C’est une partie essentielle de notre système immunitaire. Pour vous faire une idée de son rôle, imaginez les dizaines de millions de molécules / bactéries / virus que les intestins doivent trier tous les jours lors de la digestion.

 

Il est donc de notre responsabilité de protéger à tout prix le bon fonctionnement de l’intestin de nos enfants

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Nous trouvons tous normal de mettre à nos enfants une écharpe quand il fait froid, de nous inquiéter quand ils ont un rhume ou une autre maladie…

Alors, pourquoi ferions-nous une exception sous prétexte que le blé moderne semble être inoffensif, puisque consommé par tant de personnes et si présent dans une majorité d’aliments dans nos sociétés modernes ?

Surtout sachant que les méfaits du gluten peuvent être silencieux jusqu’à ce qu’un symptôme hypervoyant apparaisse des années voire des dizaines d’années plus tard (maladies neuro-dégénératives, etc…) !

Comme le dit si bien Gilles Lartigot dans son livre EAT : « Les industriels de l’alimentation ne se préoccupent pas de notre santé mais de leur marge bénéficiaire ! »

 

C’est à nous de poser les actions qui aideront nos enfants à grandir et à se construire de manière harmonieuse. Personne ne le fera à notre place !

 

Il existe aujourd’hui suffisamment d’informations (livres, internet) pour modifier son alimentation, supprimer le gluten tout en gardant du plaisir en mangeant (il existe beaucoup de livres, quelques exemples ci-dessous).

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Ce n’est évidemment pas un chemin facile, mais je constate que, passée une première phase de résistance au changement, les enfants ont une capacité d’adaptation bien supérieure à la nôtre 😉

Sans vouloir devenir intégriste, il me semble essentiel de tendre au maximum vers une alimentation « sans gluten ».

Il n’est pas chose aisée de contrôler 100% des aliments que nos enfants mangent (cantine, gouters d’anniversaire, chez les grand-parents) mais nous avons déjà une énorme marge de manoeuvre dans la manière dont nous nourrissons nos enfants à la maison. Et petit à petit, nous pouvons bien évidemment aussi sensibiliser nos enfants eux-mêmes à mesure qu’ils grandissent (gluten = poison) et les personnes autour de nous.

J’avoue avoir moi-même eu des difficultés à « lâcher » certains aliments… Mais plus j’avance, plus je suis informé et plus je sens que je vais dans la bonne direction pour ma santé et ma longévité sans incapacité 🙂

En effet, n’oublions pas que si l’espérance de vie s’est particulièrement allongée ces dernière décennies, l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), elle, diminue depuis 2006 !

En 2010, l’espérance de vie pour les hommes étais 78,2 ans avec 61,9 ans en bonne santé. Cela fait donc une fin de vie garantie avec 16 ans en étant porteur d’une incapacité 🙁

Et ce chiffre de 61,9 ans est en déclin depuis 2006 (-0,8 année entre 2008 et 2010). Je ne suis pas en train de dire que c’est le gluten le responsable de cette régression mais il en est certainement un des facteurs !!

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C’est bien cet indicateur EVSI (Espérance de Vie Sans Incapacité) qui déterminera notre qualité de vie à long terme, ainsi que celle de nos enfants dans le futur.

 

J’espère que cet article vous aura aidé à mieux comprendre l’enjeu actuel par rapport au gluten, pour vos enfants et pour vous-même 🙂

Je vous conseille évidemment de FAIRE VOS PROPRES RECHERCHES ET EXPÉRIMENTATIONS pour construire vos propres conclusions.

Ce qui vous aidera certainement à vous motiver et  peut-être à faire de l’éviction (maximale) du gluten une nouvelle priorité pour votre santé et celle de vos enfants !

A très bientôt,

Frédéric

 

Pour aller plus loin

 

 

 

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